Combattants et prisonniers de guerre

Lors du conflit de 2008 et à la suite d’un accord de paix en six points signé par l’intermédiaire de l’Union européenne, une libération simultanée de prisonniers de guerre a eu lieu entre la Russie et la Géorgie, dans le village d’Igoeti. Le rôle de médiateur et de soutien joué par l’Union européenne et par d’autres organisations externes au conflit a peut-être eu une influence constructive, permettant l’application de ces mesures respectant les dispositions du DIH.
En 2008, l’armée américaine a revu ses politiques relatives au milieu carcéral dans les centres de détention en Irak, pour permettre aux prisonniers irakiens de recevoir davantage de visites de leurs familles à Camp Bucca, à Umm Qasr. Ce changement de politique pourrait avoir été influencé, entre autres, par la nécessité de satisfaire l’opinion publique locale et internationale, mais aussi pour faciliter le retour dans la société des personnes privées de liberté.
Suite à la guerre entre l’Érythrée et l’Éthiopie entre 1998 et 2000, les deux parties ont rapatrié des prisonniers de guerre (PG). L’accord de paix d’Alger prévoyait l’établissement d’une commission indépendante chargée d’examiner les allégations portant sur d’éventuelles violations du droit international humanitaire, ce qui impliquait notamment d’évaluer si le rapatriement des PG avait été effectué conformément au DIH. Ces mesures ont pu être prises grâce au soutien d’un intermédiaire neutre, le CICR.
Entre 2016 et 2017 au Soudan, le Mouvement pour la justice et l’égalité et le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord ont tous deux libéré des détenus, pour répondre à l’appel lancé par des chefs religieux, des organisations issues de la société civile et des personnalités publiques du pays. Le président de l’Ouganda a contribué à l’application de ces mesures conformes au DIH en jouant le rôle d’intermédiaire, notamment en dialoguant avec les parties et en supervisant la libération.
L’accord de cessez-le-feu de Lusaka, signé en 1999, prévoyait l’engagement de libérer les prisonniers de guerre (PG). Puis, grâce à la coopération entre différentes agences et organisations extérieures et à leur soutien, de nombreux prisonniers de guerre ont finalement été libérés par la République Démocratique du Congo (RDC), qui a suivi ses obligations conformément au DIH.
Pendant le conflit armé de 2002 à 2004 en Côte d’Ivoire, des membres des forces de défense ivoiriennes ont été libérés à deux reprises par les Forces Nouvelles. La libération a eu lieu en application de la loi d’amnistie adoptée par le gouvernement ivoirien et dans le cadre d’un accord de paix conclu entre le gouvernement ivoirien et les forces rebelles. Le processus a reçu l'appui d'acteurs extérieurs, tels que la France et l’ONU, qui semblent avoir encouragé la mise en place de ces mesures conformes au DIH.