Somalie

La mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM) a pris des mesures concernant ses opérations pour protéger davantage la population civile contre les effets des hostilités, notamment par la mise en place d’une cellule de suivi sur les cas de victimes civiles. Cette initiative de l’AMISOM s’explique par des intérêts militaires d’ordre stratégique mais aussi par l’obligation juridique de protéger les civils.
Avec le soutien de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) et de deux autres acteurs régionaux, les officiers de l’Armée Nationale Somalienne (SNA) et des Forces spéciales de police ont participé à une formation sur le DIH et les droits de l’homme. La formation était spécifiquement conçue pour le contexte somalien et incluait des références aux normes traditionnelles et religieuses du pays, qui peuvent avoir un rôle influent pour générer le respect du droit.
En 2011, la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), qui recevait l’appui du gouvernement somalien dans la lutte contre al-Chabab, a institué une politique relative aux tirs indirects, qui a permis de réduire les dommages collatéraux au sein de la population civile. Pour mettre en œuvre cette nouvelle politique, de nombreuses mesures ont été mises en place par l’AMISOM, parmi lesquelles la création de zones de sécurité et la mise en place de restrictions sur les modalités d’utilisation de certaines catégories d’armes. Cette politique, qui respectait les principes du DIH, a également représenté un intérêt militaire pour l’AMISOM, en renforçant peut-être « l'adhésion du peuple » à ses positions.