Asie et Pacifique

Pendant le conflit qui a opposé le Sri Lanka aux Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE), la marine srilankaise est parvenue avec succès à évacuer les blessés et les malades, avec l’aide du CICR.
Pendant le conflit armé qui a opposé le Sri Lanka et les Tigres de libération de l’Îlam Tamoul (LTTE) jusqu'en 2009, les parties et les organisations internationales ont travaillé ensemble à l’enlèvement des mines antipersonnel. De nombreux facteurs semblent avoir influencé cette initiative générant le respect du DIH, notamment le soutien de tiers neutres et la volonté de consolider la paix et la stabilité dans le pays et la région.
En 2009 et dans le cadre des opérations menées en Afghanistan, le commandant de la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’OTAN a publié une Directive tactique visant à réduire les dommages collatéraux. Il s’agissait en effet d’un enjeu opérationnel, le soutien de la population étant considéré comme décisif pour l’issue du conflit. La directive a permis à la fois de renforcer la sécurité et de réduire le nombre de pertes civiles. En 2016, deux anciens militaires haut-gradés ont préconisé d’étendre ces mesures à tous les conflits actuels.
La cellule de suivi des victimes civiles (CCTC) a été créée au sein de la Force internationale de sécurité et d’assistance (FIAS) de l’OTAN en Afghanistan en 2008, pour collecter des données relatives aux victimes civiles. Après avoir instauré ce mécanisme, de nouvelles directives tactiques et des recommandations ont été publiées par la FIAS et l’OTAN, pour s’efforcer de réduire les dommages collatéraux. Ainsi, l’année suivante, le nombre de pertes civiles causées par les frappes des forces pro gouvernementales était nettement en baisse. Dans cet exemple, le respect des principes du DIH peut s’expliquer par les pressions internationales exercées et l’influence de l’opinion publique, mais aussi par la nécessité de « réagir aux accusations ».