Les Amériques

En 1985, Le Salvador et le Front Farabundo Martí de libération nationale (« FMLN ») ont convenu de plusieurs « jours de répit » durant lesquels les hostilités ont cessé, pour faciliter l’accès des professionnels de santé aux enfants dans le cadre d’une campagne de vaccination. Dans ce contexte, le DIH a été respecté car les deux parties ont reconnu l’existence d’une grave crise sanitaire. Ceci a également été rendu possible grâce au soutien d’acteurs extérieurs et de représentants religieux.
Ces dernières années et aujourd’hui encore, en coordination avec des organisations internationales, le gouvernement colombien et les FARC ont pris des mesures en vue de la démobilisation des enfants soldats et de leur réintégration dans la société.
Après avoir ratifié la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel en 1998, le Pérou a entrepris de détruire et d’éliminer les mines terrestres antipersonnel.
Après le conflit de 1980 – 2000, le gouvernement péruvien a constitué une Commission de vérité et de réconciliation. Au cours des années suivantes, de nouvelles mesures ont été prises par le gouvernement pour rechercher et exhumer les corps des personnes décédées en raison du conflit.
En 2016, 35 ans après la fin de la guerre des Malouines, l’Argentine et le Royaume-Uni ont signé un Plan de projet humanitaire (PPH), dans le cadre duquel le CICR, en tant qu’intermédiaire neutre, s’est vu confier la tâche d’entreprendre des opérations forensiques visant à identifier les dépouilles mortelles des soldats. Ce respect mutuel des dispositions du DIH est peut-être en partie dû au retour à la paix en Argentine.
En 2016, les États-Unis ont inclus la protection des biens culturels dans les exercices et supports de formation destinés à leur personnel militaire. Il est possible que cette initiative, consistant à donner des directives aux forces armées pour assurer une meilleure protection du patrimoine culturel, ait été motivée par des intérêts militaires et politiques.